« La table est servie ! »

Brochet au beurre blanc, lamproie à la bordelaise, friture d’ablettes ont depuis belle lurette gagné
leurs lettres de noblesse gastronomiques. Au IIe-IIIe siècle, Athénée, rhéteur et grammairien grec,
assurait que lamproies de Sicile et mulets de Symètes étaient, parmi nombre d’autres beaux produits
mitonnés, ce que les gourmets recherchaient le plus dans un repas.
Aujourd’hui, les amateurs de bonne chère comparent volontiers la lamproie cuisinée au vin rouge
à un lapin en civet. Les chefs, étoilés ou non, nous font l’honneur de nous dévoiler
les fines recettes de poissons d’eau douce qu’ils concoctent. Les pêcheurs livrent, eux aussi,
leurs secrets de fourneaux. En moins sophistiquées peut-être, mais sans jamais « offenser la délicatesse
des mets ».

Conseils de conservation

Seul un poisson cuisiné extrêmement frais livre la totalité de son bouquet. Plus le séjour au réfrigérateur est court, mieux c’est. Une courte période de congélation est préférable pour les saveurs à un long séjour en chambre froide. Une congélation d’un mois n’altère nullement la qualité des chairs. Un poisson congelé peut se conserver trois mois, guère au-delà.

À chaque poisson, ses recettes

Recommandations

L’ Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) recommande de consommer du poisson deux fois par semaine en alternant un poisson à forte teneur en oméga 3 et un poisson maigre.
Il faut aussi penser à varier les espèces et les provenances et limiter sa consommation de poissons bio-accumulateurs de PCB (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) à deux portions par mois pour la population générale. Des recommandations spécifiques sont faites pour les populations les plus sensibles (femmes enceintes ou allaitantes, fillettes, adolescentes, femmes en âge de procréer, ainsi qu’aux enfants de moins de 3 ans).