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L’office national de la chasse et de la faune sauvage rejoint l’agence française pour la biodiversité

Fin 2012, alors que germait l'idée de création de l'agence française pour la biodiversité (AFB), l'office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) revendiquait fermement son désir d'indépendance. « Les représentants des chasseurs ont fait part de leur inquiétude suite à cette annonce. Ils craignent en effet que la fusion de l'office dans la nouvelle Agence pour la biodiversité ne nuise à leurs intérêts, et coupe les liens, essentiels, avec les fédérations départementales de chasseurs. Ils ont également rappelé que le monde de la chasse contribuait à hauteur de 70 % au budget de l'ONCFS. Dès lors, ils s'interrogent sur la pertinence de ce financement dans un cadre nouveau. » lançait, à la tribune du Sénat, l'un de leurs porte-parole, Michel Boutant, élu de Charente. « La création de cette Agence doit également être l'occasion d'améliorer la lisibilité et l'efficacité de l'action de l'État, et d'assurer sa cohérence avec les actions entreprises par les collectivités territoriales. Les deux préfigurateurs nommés, MM. Jean-Marc Michel et Bernard Chevassus-au-Louis, veilleront en particulier à prendre en compte les établissements et structures existants dans le domaine de la biodiversité : certains d'entre eux pourront être intégrés à l'Agence, tandis que les modalités de collaboration avec les autres seront précisées, afin d'éviter toute redondance. » lui rétorquait, en avril 2013, Delphine Batho, la ministre de l'Écologie. Quatre ans plus tard, l'ONCFS refusait toujours mordicus d'être rattaché à l'agence française pour la biodiversité (AFB) naissante.

Fusion-absorption

En janvier 2020, l'office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) rejoindra pourtant son giron. Contraint, forcé. Une fusion-absorption préconisée par le conseil général de l'environnement et du développement durable dans un rapport publié en juillet 2018. La mutualisation des moyens, pour renforcer ceux de police notamment, est l'un des arguments annoncés pour justifier le mariage. Mais pour le syndicat de l'environnement, SNE/FSU, « attaché à la fusion des deux établissements », le regroupement pourrait finalement conduire à la réduction des effectifs de police.